Conclusion.


Ces quelques lignes de méditation, écrites face à la mer, voudraient s'imprégner de sa profondeur et de son immensité. D'où j'écris, la mer dessine l'horizon en une douce transition avec le ciel qu'elle reflète. Durant ces derniers jours de canicule, un ciel sans nuage, la paraît de mille scintillements lorsque le soleil s'abaissait vers l'horizon et la pleine lune la traversait d'une large coulée d'argent. Face à l'immensité de la mer, l'homme sent ses limites et sa fragilité, mais sa pensée est capable d'aller bien au-delà de l'horizon et de franchir les océans. Image immuable, ses vagues viennent mourir sur le sable. Sans cesse semblable et sans cesse renouvelée, la mer ne sera jamais deux fois la même. Comme le temps, aion, temps abstrait de l'éternité immobile, en apparence immuable, la mer n'est jamais la même. Imprévisible, parfois cruelle mais donnant un tel sentiment de liberté. Ciel, mer et terre. Trinité. Mer fusion du ciel et de la terre. Bouteille à la mer.
Paysage de plage.
(Collection privée)
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