Le rêve s'arrête à Lijiang et Shuhe

Un album est disponible en cliquant sur le diaporama en bas de page. (Collection personnelle)


Le dernier jour est arrivé. Il va se terminer en apothéose avec la visite de Lijiang et de Shuhe. La ville est entourée de montagnes verdoyantes, surmontées de sommets enneigés, tel le Dragon de Jade qui culmine à plus de 5.500 mètres. La fondation de la ville ancienne, nommée Dayan, remonte à 800 ans en arrière, durant la période des Song du Sud. Elle fut construite autour de ruisseaux, provenant de la source du Dragon noir, au pied de la colline du Lion. Lijiang est classée au Patrimoine mondial de l'Humanité depuis 1997, ayant été rénovée à la suite d'un puissant tremblement de terre en 1996. Elle est habitée à plus de 50% par des minorités dont les Naxi sont les plus nombreux.
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On entre dans la ville ancienne par une rue fleurie que longe le ruisseau Yuhe. L'ensemble de la ville est superbe, au prix d'un entretien et d'un embellissement constant. Des employés municipaux déchargeaient des quantités de pots de fleurs et de plantes, disposées dans toute la ville au long des canaux. Comme le soir à Shuhe, toute la ville ancienne est piétonnière. Nous avons eu la chance que la ville ne soit pas envahie de touristes, ce qui semble être le cas habituellement. La ville toute entière est un véritable bijou. Dans une rue latérale, les murs de maisons sont recouverts de superbes peintures de scènes bouddhiques d'une très grande fraîcheur.


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Les multiples ruelles sont bordées de magnifiques maisons et de très belles boutiques, moins de « souvenirs » kitschs que de beaux vêtements, de jolis objets d'artisanat, de papiers de grande qualité, de fines porcelaines… 
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L'eau est partout, sous forme de petits ruisseaux longeant les rues, s'insinuant entre les maisons ou prenant parfois l'allure de rivières enjambées de magnifiques petits ponts. Avec le soleil revenu, les ruelles ombragées de saules pleureurs, alternaient ombres et lumières. Nous déjeunerons dans l'un de ces multiples restaurants donnant sur ruelles et rivières alignant quelques parasols blancs au milieu des fleurs et des plantes.
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Au détour d'une ruelle, nous débouchons sur une petite place où se déroule un spectacle de danses folkloriques. Les spectateurs sont disposés en rond, sous les arbres, dégageant le centre de la place où évoluent des groupes de jeunes filles en habits bleus et de garçons, en habits grenat. Elles alternent la percussion de tambourins et les chants, de cette voix aigrelette si caractéristique des jeunes Chinoises. 
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Bien que n'étant pas fanatique des danses folkloriques, surtout lorsqu'elles sont frelatées au bénéfice des touristes, j'ai aimé ce spectacle pour sa spontanéité, son naturel et sa fraîcheur. Sous les frondaisons, un groupe d'anciens en costumes attendaient en toute sérénité.
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En poursuivant notre promenade dans ces ruelles, au fil des canaux, nous avons rencontré un superbe «Dongba», au costume étonnant par ses couleurs, ses colifichets, et à la coiffure surmontée de longues plumes de faisan. Etait-il là en faction, mandaté par le syndicat d'initiative, ou simple témoin des traditions de la cité. Il accepta très aimablement de se laisser photographier. Les Dongba sont les maîtres de la tradition Naxi, dont ils conservent le savoir, historique, philosophique, médicinal, et jouent un rôle de chaman à la fois religieux, comme dépositaires des rituels, et médical en chassant les « ssu » et les démons. Leur charge est héréditaire. Ils déchiffrent les pictogrammes et préservent les peintures et les milliers de carnets, relatifs aux plus de quatre cents divinités du panthéon Naxi. 
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En longeant le parc du Yuquan, nous arriverons à l'étang du Dragon noir. Nous nous y reposerons quelques instants en prenant le thé sous une tonnelle face au panorama de l'étang bordé par un pont aux multiples arches et une pagode. La dernière image que captera mon objectif, au terme de ce merveilleux voyage, est celle d'une jolie mariée, tout de rouge vêtue, le front ceint de la traditionnelle couronne d'argent. Faut-il voir dans cette multitude de mariées que nous avons rencontrées un signe de chance ? Ce fut certes un magnifique voyage et nous partagerons volontiers avec elles ces instants de bonheur.




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